Réalisation Catherine Rechard, Image Pascal Auclert - Catherine Rechard, Son Vincent Texier – Patrick Rocher, Montage Denis Le Paven, Mixage Pascal Coulombier, Etalonnage Nicolas Straseele, Musique Les têtes raides, Production Franck et Marie Laurence Delaunay

Une coproduction Candela Productions, France 3 Bretagne, TVR 35, avec le soutien de la région Bretagne, de le Procirep – Société des producteurs et de l’Angoa, du Centre National du Cinéma et de l’image animée.

 

Résumé

La Maison d'arrêt des hommes de Rennes, construite au début du 20è siècle a fermé ses portes au printemps 2010 pour laisser la place à un établissement de 690 places situé dans une zone industrielle en périphérie de la ville.
Mettant en perspective les deux établissements, le film s'interroge avec les personnes détenues et les personnels sur la façon dont l'architecture détermine les comportements et interfère dans le mode de fonctionnement d'une prison.

En suivant les préparatifs du déménagement dans la maison d'arrêt puis, en retrouvant les mêmes personnes à Vezin, le film pose la question du lien entre la modernisation des bâtiments et l’amélioration supposée de la vie en détention.

Les suites, la mobilisation

Au moment de la diffusion du film sur France 3 Bretagne, l’administration pénitentiaire a exigé que soient floutés les visages des détenus alors même qu’ils avaient consentis à la diffusion de leur image et avaient signé les autorisations nécessaires.

Cet abus de pouvoir constituait une négation du droit d’expression des personnes qui s’étaient impliquées dans le film. Nous avons reçu de nombreux soutiens venus du monde associatif proche des questions carcérales comme des associations liées au cinéma ; le soutien de la SCAM et de nombreux parlementaires.

 

Le film est resté interdit de diffusion télé pendant 18 mois, jusqu’à ce que Maitre Etienne Noël dépose un recours en excès de pouvoir devant le Tribunal Administratif de Paris. Celui ci a finalement rejeté la demande de l’administration, considérant qu’elle n’était pas justifiée. L’arrêt a confirmé que conformément à l’article 41 de la loi pénitentiaire de 2009, les personnes détenues pouvaient faire usage de leur droit à l’image et apparaître à visage découvert s’ils le souhaitaient

 

Les deux films Visages défendus et Ai-je le droit d’avoir des droits sont directement issus des réflexions nées à cette période 

Etoile d'Or, SCAM, 2013 ; Festival International du Film des Droits de l'Homme, 2013 ; Traces de Vies, Clermont-Ferrand, 2011 ; Festival de Cinéma, Douarnenez, 2011